L’IGAS recommande le maintien de la promotion du dépistage du cancer du sein par mammographie, en l’intensifiant

Dr M.Gourmelon

Deuxième volet après l'historique du dépistage décrivant comment le dépistage mammographique a été imposé : le rapport IGAS

Préambule : le plan cancer 2014/2019

Dans une ambiance de suspicion de plus en plus importante sur le bénéfice du dépistage, est lancé en France le plan cancer 2014/2019 qui fait suite aux deux précédents.

Un historique de la mise en place en France du dépistage du cancer du sein par mammographie est disponible (1)

L' ambition du plan est claire : « Guérir plus de personnes malades ». Pour ce faire, son objectif numéro 1 est « FAVORISER DES DIAGNOSTICS PLUS PRÉCOCES ». Ainsi il est écrit :

« Un diagnostic plus précoce permet, pour la majorité des cancers, un traitement plus efficace, avec un impact positif avéré sur le pronostic de la maladie. La détection des cancers à un stade débutant permet aussi de réduire la lourdeur et la durée des traitements et de diminuer l’importance des séquelles potentielles. Promouvoir des diagnostics précoces est donc un levier majeur d’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer. »

Cette affirmation du diagnostic précoce qui sauve des vies, est toujours aujourd’hui en vigueur chez les autorités sanitaires françaises. (2). Pourtant cette affirmation est fausse, la preuve en a été apportée depuis longtemps. Un ouvrage lui est même dédié (3). Sur notre site, nous nous en sommes fait l’écho (4).

Mais le plan cancer 2014/2019, fort des certitudes qui sont les siennes et qui ne sont pas partagées par un nombre de plus en plus croissant de scientifiques, affirme :

« Réduire la mortalité et la lourdeur des traitements du cancer du sein et du cancer colorectal grâce aux dépistages » (5)

Une des actions préconisées est donc :

« Action 1.6 : Accroître l’efficacité des programmes de dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal. »

Malgré tout :

« Action 1.9 : Améliorer l’information des populations concernées par les dépistages pour leur permettre de faire des choix éclairés. »

Une question se posait donc dès 2014 : comment peut-on affirmer le bénéfice du dépistage du cancer du sein par mammographie et son développement, et dans le même temps vouloir que les femmes soient informées le mieux possible pour pouvoir faire un choix éclairé, en sachant que justement le bénéfice de ce dépistage est douteux ? Les auteurs de ce plan n’hésitaient pas ainsi à écrire :

« Mettre à la disposition de la population une information complète, précise, actualisée et accessible sur les recommandations et modalités de dépistage et sur leurs avantages et inconvénients. Développer des partenariats institutionnels ou associatifs pour faciliter la diffusion et l’appropriation de cette information. »

Comment « Mettre à la disposition de la population une information complète, précise, actualisée et accessible sur les recommandations et modalités de dépistage et sur leurs avantages et inconvénients. » quand l’objectif est justement de « Promouvoir des diagnostics précoces est donc un levier majeur d’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer. »

Une «  information complète, précise, actualisée » est antinomique d’une volonté de promotion d’un dispositif dont les preuves de son efficacité étaient déjà « problématiques ». Et cela d’autant plus qu’une étude a montré que plus les femmes sont informées correctement sur ce dépistage, moins elles s’y soumettent. (6).

Le futur nous montrera que l’INCA a parfaitement rempli son rôle de promotion du dépistage mais pas celui d’information objective (7)

Donc dès la publication du plan cancer en 2014, le « germe » de la manipulation des femmes en faveur du dépistage du cancer du sein par mammographie était clairement assumé.

Ce long préambule m’a paru nécessaire pour bien situer le récent rapport de l’IGAS sur le plan cancer 2014/2019 et des préconisations faites pour l’avenir. (8) Je n’étudierai donc que ce que dit ce rapport sur le dépistage du cancer du sein par mammographie, sujet de l’association indépendante Cancer Rose (9)

Six années sont passées depuis la parution de ce plan cancer et la poursuite de ce plan s’annonce pour les prochaines années. (10).

L’INCA vient de lancer une plateforme de réflexion ouverte à tous les citoyens (11) dont un des axes principaux est « Améliorer la prévention » dans lequel on trouve « « 12. Améliorer l’accès aux dépistages » où 22 propositions sont listées, mais aussi « 13. Préparer le dépistage de demain » avec 16 propositions. (12) Le sujet est d’importance et nous y reviendront dans de prochains billets. Il montre à nouveau l’investissement de l’INCA dans la promotion du dépistage sans que jamais personne ne s’interroge sur la pertinence de ce dernier malgré les très nombreuses études parues depuis la mise en place du plan cancer 2014/2019 (13)

Que retenir du rapport de l’IGAS sur le plan cancer 2014/2019 ?

L’inspection de l’IGAS a été missionnée le 31 octobre 2019, par la ministre de la santé de l’époque le Dr Agnes BUZYN, suite aux décision du comité de pilotage du plan cancer 2014/2019.

C’est une évaluation des 5 ans de ce plan cancer qui doit être effectuée, pour « définir les orientations de la future stratégie décennale de lutte contre les cancers introduite par la loi n°2019-180 du 8 mars 2019. »

En clair, ces travaux et les recommandations qui vont être formulées vont avoir « force de loi » pour le « plan cancer 3 » pour les 10 ans à venir. (8) Comme il est écrit : « Le plan cancer 3 a été construit avec une implication interministérielle et s’inscrit dans la voie ouverte par les deux plans précédents »

Il est donc à craindre que ce rapport de l’IGAS, dans le domaine du dépistage du cancer du sein par mammographie, encourage la promotion du dépistage, ce qui serait la poursuite du « mauvais coup » porté aux femmes pour les 10 années à venir et cela au mépris de toutes les avancées scientifiques sur le sujet. Le rapport est très dense. Je ne retiendrai que certains éléments « symptomatiques »

Que dit ce rapport sur la problématique des dépistages en particulier pour celui du cancer du sein ? (8 p133 à 136)

« L’amélioration du taux de dépistage du cancer du sein demeure un enjeu majeur car l’objectif fixé est loin d’être atteint »

Et cela malgré de gros moyens mis en œuvre :

« Tous les deux ans, les centres régionaux de coordination des dépistages (CRCDC) envoient un courrier d’invitation personnalisé aux femmes âgées de 50 à 74 ans, à partir des fichiers transmis par les régimes d'assurance maladie pour leur proposer d’effectuer une mammographie de dépistage, complétée par un examen clinique des seins. »

« L’objectif figurant dans le plan cancer 3 était d’atteindre une couverture de dépistage du cancer du sein de 75 % pour les personnes à risque standard (moyen). »

Il est donc parfaitement clair que l’objectif est quantitatif : augmenter le recours au dépistage, et qu'à aucun moment ne se pose la question de l'intérêt qualitatif que peuvent en tirer les femmes. Pourtant ces mauvais chiffres du recours au dépistage avec même une baisse, interroge les auteurs :

« Les résultats présentés sur le site datés de mai 2019 soulignent qu’une légère baisse de la participation est observée ces dernières années. Les auteurs émettent plusieurs hypothèses pour l’expliquer cette baisse de participation : l'impact de la polémique nationale et internationale sur l'efficacité du dépistage du cancer du sein, une possible augmentation des démarches de dépistage individuel en raison du recours à la tomosynthèse non incluse dans le programme organisé, une éventuelle baisse de l'offre médicale en sénologie... »

Ils n’ignorent donc pas les interrogations même internationales sur l’intérêt de la mammographie de dépistage. Même la concertation citoyenne de 2016, n’est pas ignorée et sa conclusion est annexée au présent rapport sous le n°6 (14)

« Suite à cette concertation citoyenne, en avril 2017, un plan d’action pour la rénovation du dépistage organisé du cancer du sein a été élaboré. »

Sauf que ce n’est pas la rénovation du dépistage qui était demandée à l’issue de la concertation citoyenne en suivant les deux scénarios priorisé 1 et 2 . Mais l’arrêt de ce dépistage (15) (16 p133 à 137)

Tout au plus le scénario 2 indique « ...DÉPLOIEMENT D’UN NOUVEAU DÉPISTAGE ORGANISÉ PROFONDÉMENT MODIFIÉ ». Or cela n’a pas été pris en compte mais l’interprétation parfaitement malhonnête du Pr IFRAH président de l’INCa (1). Il apparaît donc clair que l’arrêt du dépistage est quelque chose d’inenvisageable pour les autorités sanitaires décideuses de ces plans cancers.

La lecture de toutes les études indépendantes sur le sujet de l’intérêt du dépistage du cancer du sein,  laisse songeur quant à la volonté toujours réaffirmée de maintenir ce dépistage, et cela malgré l’évidence d’une balance bénéfice/risque défavorable. Bien évidemment, comme ce dépistage reste une priorité, il ne peut pas malgré tout rester en l’état. Il doit évoluer :

« Un projet de construction d’un outil d’aide à la décision pour le dépistage organisé (DO) du cancer du sein en France porté par le Collège national des généralistes enseignant a bénéficié d’un financement en 2018 et 2019, par le biais du cancéropôle Ile de France, dans le cadre d’un appel à projet financé par l’INCa. Ce type d’outils apparaît prometteur pour faire évoluer les démarches et améliorer les conditions du dépistage. »

Dès janvier 2020, nous nous interrogions sur ce « ralliement » du CNGE sous la bannière de la promotion du dépistage du cancer du sein. (17) . Et cela d’autant plus que le CNGE paraissait bien ne pas être favorable en 2016 à cette promotion de la mammographie de dépistage. (18). Il semblerait que dès 2018, la politique du CNGE ait changé sur le sujet de ce dépistage (19). Cela a d’ailleurs été concrétisé par la création du groupe DEDICACES présenté au congrès 2018. Le recrutement du CNGE et le financement par l’INCA semblent ne pas être étrangers au revirement du CNGE sur le dépistage comme en témoigne la vidéo. (20 à partir de 11mn56)

Un outil pour permettre la décision éclairée des femmes sur le sujet peut paraître de prime abord quelque chose de très positif. Notre réflexion sur le sujet (21, 22) montre qu’il s’agit vraisemblablement d’un outil plus marketing et de manipulation qu’une réelle avancée. En effet seule l’information exhaustive, indépendante permet aux femmes de décider véritablement en conscience, mais alors elles choisissent de ne pas se soumettre au dépistage. (6)

Ce rapport de l’IGAS parle enfin d’une étude particulière sur la notion très à la mode de « dépistage personnalisé ».

« La France participe en outre à l’étude MY PeBS (My Personal Breast cancer Screening). Il s’agit d’une étude clinique randomisée menée à l’échelle européenne qui vise à évaluer les bénéfices d’un dépistage dont la fréquence sera adaptée au risque individuel de cancer du sein de chaque femme. Cette étude est financée par l'Union européenne »

Ce que ce rapport de l’IGAS oublie de mentionner c’est que cette étude, certes randomisée, est une étude de non infériorité et que ce choix ne permettra jamais de tirer la moindre conclusion quant à l’intérêt de ce nouveau dépistage personnalisé, et ce d’autant moins qu’il n’existe aucun bras contrôle sans dépistage permettant d’avoir une réelle comparaison. (23) De plus il existe un grave manquement éthique à l'information des femmes participantes, avec une brochure non conforme contenant une information tronquée. (24)

A propos de MyPeBS et pour plus d’informations techniques voir le site suivant (25).

Les recommandations de L’ IGAS

« Favoriser le recours au dépistage quel que soient ses modalités »

On ne peut être plus clair.

C’est donc une décision très claire de propagande qui est recommandée et cela dans la partie qui est consacrée au dépistage du cancer du sein. Sur quelle base cette recommandation de favoriser à tout prix le dépistage repose-t-elle ? Nous avons vu que ce n’est sûrement pas sur la base des études scientifiques sur le sujet. Il y a eu de très nombreuses personnes et institutions qui ont été auditionnées pour pouvoir rendre un tel rapport .

« La mission a réalisé de nombreuses auditions pour échanger avec les parties prenantes. Ainsi, près de 200 personnes ont été auditionnées, représentants des patients, des usagers, professionnels de santé, sociétés savantes, conseils nationaux professionnels, institutions... »

Revue de détails des personnes et institutions auditionnées.

La liste se trouve dans le rapport final (8) elle couvre les page 357 à 370.

Qu’y découvre-t-on ?

Une sélection uniquement en lien avec le dépistage du cancer du sein par mammographie

  • Institut national du cancer (INCa)

Pr Norbert IFRAH, président : le même qui président à l’époque du rapport de la concertation citoyenne sur le sujet a nié les conclusion de ce rapport (16) et imposé sa propre vison (26) / Frédéric DE BELS, chef du département dépistage

  • Haute autorité de santé (HAS)

Pr Dominique LE GULUDEC, Présidente

Agence qui a pris position en recommandant le dépistage (27, 28)

  • Conseil national professionnel d’oncologie

Pr Isabelle BARILLOT, présidente

Les oncologues sont les médecins qui profitent du surdiagnostic et du surtraitement causé par le dépistage. L’arrêt du dépistage leur serait préjudiciable.

  • Association française des soins de support (AFSOS)

Pr Ivan Krakowski, président

Idem oncologues

  • Société française de chirurgie oncologique

Pr Jean-Marc CLASSE, président

Idem oncologues.

  • Société française de gynécologie

Dr Joëlle BELAISH-ALART, présidente

Dr Anne LESUR, secrétaire générale

Les gynécologues sont les grands promoteurs de la mise en place du dépistage qu’ils continuent à soutenir et dont même certains membres incitent les femmes à pratiquer des mammographie dès 40 ans voire avant.

  • Société française d’oncologie médicale (SOFOM)**

Pr Stéphane CULINE, président

Idem oncologues

  • Société française de radiologie

Pr Jean-François MEDER, Président

Les radiologues réalisent les mammographies et tous les examens qui en découlent si anomalies. L’arrêt du dépistage serait pour eux aussi une perte d’activité nette.

  • Société française de radiothérapie oncologique (SFRO)

Pr Philippe GIRAUD, président

Idem oncologues

  • Unicancer

Cette structure coordonne l’étude MyPeBS (29), étude particulièrement « problématique) (23,24)

  • Association recherche contre le cancer (ARC)

Association qui fait la promotion d’octobre rose et de tout ce qui peut conduire à augmenter le recours au dépistage (30)

  • Ligue national contre le cancer

Pr Axel KAHN, président

Association prodépistage. Son président Axel KAHN profite de sa notoriété et ses fréquents passages dans les médias pour promouvoir le dépistage du cancer du sein par mammographie.

  • Les entreprises du médicament (LEEM)

La présence du lobby de l’industrie pharmaceutique est symptomatique des conclusions que l’on peut porter sur l’indépendance d’un tel rapport.

  • Centre régional de dépistage des cancers

Patricia SOLER-MICHEL, directrice médicale

Il n’est pas étonnant non plus de retrouver dans les interlocuteurs ceux dont le dépistage est le métier.

  • Centre Léon Bérard

BLAY, directeur et président d’Unicancer

Sophie BEAUPAIR, déléguée générale unicancer

Voir plus haut Unicancer.

  • Quels interlocuteurs manquent dans la liste des personnes rencontrées ?

Tous ceux qui ont une réflexion critique vis à vis du dépistage du cancer du sein par mammographie et en particulier l’association Cancer-Rose.

CONCLUSION

On peut lire sur le site de l'IGAS (Inspection générale des Affaires Sociales) ceci :

« Inspection générale interministérielle du secteur social, l’IGAS réalise des missions de contrôle, d’audit, d’expertise et d’évaluation, conseille les pouvoirs publics et apporte son concours à la conception et à la conduite de réformes.
Elle intervient à la demande des ministres ou du Premier ministre, mais aussi sur la base de son programme d’activité. 
» (31)

« L’IGAS est attentive depuis une vingtaine d’années (son premier document « Repères sur la déontologie à l’attention des membres de l’IGAS  » date de 1997) à la prévention des conflits d’intérêts, notamment dans l’affectation des missions aux inspecteurs. »

Si l’IGAS est « attentive à la prévention des conflits d’intérêt » concernant ses membres qui réalisent des missions, le moins que l’on peut dire c’est qu’elle n’est plus du tout attentive sur les conflits d’intérêt de ceux qu’elle auditionne. En effet, ce qui apparaît dans cette analyse, c’est que l’ensemble des acteurs qui ont intérêt à la poursuite ou au renforcement du dépistage a été auditionné. Et que ceux qui expriment un avis critique et indépendant ne l’ont pas été du tout.

Quelle crédibilité alors, d' un tel rapport ?

Comment accorder du crédit aux recommandations de l’IGAS, du moins dans notre domaine d’expertise qu’est le dépistage du cancer du sein par mammographie, quand l’IGAS se contente de prendre fait et cause pour la promotion de ce dépistage ? L’IGAS, de par sa fonction d’inspection, normalement indépendante, aurait dû s’étonner que la question de l’intérêt même du dépistage du cancer du sein par mammographie puisse ne pas être questionné dans ce plan cancer. Les inspecteurs, avec à leur tête un médecin, auraient dû signaler que la concertation citoyenne avait été bafouée, et auraient dû mentionner les deux scénarios proposés, dans chacun desquels le mot "arrêt" du dépistage apparaît.

Mais, l’IGAS avait- elle les moyens d’une telle analyse critique ?

Personne ne lui a imposé ses auditeurs. Elle les a elle-même choisi et sans limitation. Pourquoi alors tous ces lobbies dont celui de l’industrie pharmaceutique ? Pourquoi l’absence de tout interlocuteur critique ?

La réponse me paraît évidente : l’IGAS n’est composée que de fonctionnaires aux ordres des politiques. L’IGAS devait analyser le plan cancer 2014/2019 élaboré sous la présidence de François HOLLANDE et porté par Marisol TOURAINE, mais pas en discuter le bien fondé. Ce plan cancer, comme nous l’avons vu, prescrivait la promotion du dépistage du cancer du sein par mammographie.

Là est bien le problème. Qui pour remettre en cause ce dépistage ?

J’ai l’impression d’un train lancé vers une destination qui a aujourd’hui disparu mais qui ne peut plus s’arrêter. Un train, qui fait « la fortune » de beaucoup de professionnels de santé et est utilisé par nombres de structures et dont personne ne veut plus l’arrêt. Aujourd’hui où l’on nous parle de progrès, d’innovation, de « vérités d’hier qui ne sont plus les vérité d’aujourd’hui », j’ai le sentiment que tout cela est peut-être valable pour tout le reste mais pas pour le dépistage.

Ce n’est donc pas demain que les femmes arrêteront de subir surdiagnostic et surtraitement.

Ce n’est pas demain que la vie de certaines femmes ne sera plus bouleversée gravement à cause de ce dépistage.

En effet, les autorités sanitaires qui pourraient y remédier n’en manifestent pas le désir et cela malgré les belles paroles de décision médicale partagée.

Le constat qu’il n’existe dans le domaine de la santé aucun contre pouvoir aux décisions politiques et gouvernementales, quand celle-ci vont à l’encontre du « bien être des femmes » est bien amère.

Est-ce que cela peut changer un jour ? Nous n’en voyons aucun prémices et donc la propagande et la manipulation des femmes a visiblement encore de belles années devant elles. (32,33)

Références

(1) https://cancer-rose.fr/?p=8287

(2) https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Depistage-et-detection-precoce

(3) https://formindep.fr/depistage-du-cancer-du-sein-la-grande-illusion/

(4) https://cancer-rose.fr/2019/09/09/halsted-avait-tort/

(5) https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/2014-02-03_Plan_cancer-2.pdf

(6) https://cancer-rose.fr/2020/09/08/information-objective-et-moindre-soumission-des-femmes-au-depistage/

(7) https://cancer-rose.fr/2020/01/02/david-contre-goliath-qui-informe-mieux-les-femmes-cancer-rose-ou-linca/

(8) https://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2019-104r_tome_i_d.pdf

(9) https://cancer-rose.fr/que-faisons-nous/

(10) https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cancer/consultation-citoyenne-pour-le-cancer-consultation-citoyenne-pour-le-cancer_145489

(11) https://www.e-cancer.fr/Presse/Dossiers-et-communiques-de-presse/C-est-maintenant-que-se-decide-la-strategie-de-lutte-contre-les-cancers-des-10-prochaines-annees-l-Institut-national-du-cancer-vous-invite-a-prendre-la-parole

(12) https://consultation-cancer.fr/project/axe-1-ameliorer-la-prevention/consultation/consultation

(13) https://cancer-rose.fr/category/etudes/

(14) https://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2019-104_r_tome_ii.pdf

(15) https://formindep.fr/cancer-du-sein-la-concertation-confisquee/

https://cancer-rose.fr/wp-content/uploads/2019/07/depistage-cancer-sein-rapport-concertation-sept-2016.pdf / page 132

(16) https://www.e-cancer.fr/content/download/159251/2030523/file/Depistage%20cancer%20sein%20-%20rapport%20concertation%20-%20sept%202016.pdf

(17) https://cancer-rose.fr/2020/01/15/depistage-du-cancer-du-sein-decision-partagee-et-liens-dinteret-denseignants-de-medecine-generale

(18) https://www.cnge.fr/conseil_scientifique/productions_du_conseil_scientifique/linformation_faite_aux_femmes_pour_le_depistage_or/

(19)https://www.cnge.fr/le_cnge/adherer_cnge_college_academique/cp_cnge_janvier_2018_depistage_du_cancer_du_sein_p/

(20)https://www.cnge.fr/congres/congres_annuel_du_cnge_tours_2018/cnge_2018_recherche_dedicaces_decision_partagee_da/

(21) https://cancer-rose.fr/2020/01/22/faisabilite-dun-outil-daide-a-la-decision-sur-le-depistage-du-cancer-du-sein-a-la-francaise-selon-les-criteres-ipdas/

(22) https://cancer-rose.fr/2020/02/10/finalement-un-outil-daide-a-la-decision-oad-concernant-le-depistage-du-cancer-du-sein-a-t-il-une-quelconque-utilite/

(23) https://cancer-rose.fr/2019/12/10/etude-mypebs-un-scandale/

(24) https://cancer-rose.fr/my-pebs/2019/03/10/une-brochure-dinformation-conforme-a-la-loi/

(25) http://www.mypebs-en-questions.fr/index.php

(26) https://www.atoute.org/n/IMG/pdf/Courrier-Ministre-concertation-depistage-cancer-sein---.pdf

(27) https://www.has-sante.fr/jcms/c_433803/fr/depistage-du-cancer-du-sein-par-mammographie-evaluation-de-la-meta-analyse-de-gotzsche-et-olsen

(28) https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2012-02/fiche_de_synthese_-_4_pages_-_participation_depistage_cancer_du_sein_2012-02-03_09-41-16_837.pdf

(29) http://www.unicancer.fr/mypebs-my-personal-breast-screening

(30) https://www.fondation-arc.org/cancer/cancer-sein/depistage-cancer

(31) https://www.igas.gouv.fr/

(32) https://cancer-rose.fr/2020/09/02/manipulation-de-linformation-sur-le-depistage-du-cancer-du-sein-comme-thematique-scientifique/

(33) https://cancer-rose.fr/2020/09/18/le-mepris-flagrant-du-consentement-eclaire-dans-le-depistage/

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