Qui sommes-nous ?

Dr. Cécile Bour

Dr Bour Cécile

Née en 1961 à Alès (Gard) ;

Baccalauréat littéraire puis études médicales à l'Université de Strasbourg.

Enseignement en formation médicale initiale

J'effectue ma spécialité d'imagerie médicale et radiodiagnostic à Reims et Besançon, puis installation en cabinet de groupe en région messine (Lorraine) en 1993. Je commence la sénologie en 1995 puis intègre la structure départementale de dépistage du cancer du sein de Moselle, l'AMODEMACES, pour laquelle j'ai intégré le comité des relecteurs des mammographies (la deuxième lecture). Je participe pendant un plus de vingt ans au dépistage organisé dans notre région, je démissionne de l'AMODEMACES en 2015, n'étant plus du tout convaincue de ce dispositif de santé publique.

En 2015 je deviens membre du Formindep et je fonde l'association Cancer Rose qui se bat pour une information objective des femmes sur le dépistage du cancer du sein, j'en suis actuellement la présidente.

Je suis relectrice occasionnelle pour la revue Prescrire. J'ai été auditionnée au Ministère de la Santé par trois hauts fonctionnaires avant la concertation citoyenne, fin 2015, puis j'ai participé à la concertation citoyenne et scientifique sur le dépistage du cancer du sein initiée par Mme Marisol Touraine en 2016, avec une présentation pour la table ronde des citoyennes et une pour la table ronde des professionnels.

- Depuis 2017 - Membre de jury de thèses en médecine

- Depuis 2020 - Directrice de mémoires de sociologie de la santé et de sages-femmes consacrés au dépistage des cancers du sein

Enseignement en formation médicale continue

- Depuis 2015 - Intervenante lors de conférences / conférences-débats destinées aux professionnels et aux patientes sur le dépistage des cancers du sein

- Interventions dans des congrès internationaux (« Congrès de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire », Lille 2017 ; « Un divan sur le Danube », Budapest 2018 ; « Colloque de Bobigny », Paris 2019 ; « Preventing Overdiagnosis », Copenhague 2018, contribution pour la présentation faite par Dr J.Doubovetzky au congrès Preventing Overdiagnosis Sydney 2019 )

Recherches et publications

Intervenante lors de la Concertation citoyenne et scientifique sur le dépistage du cancer du sein, organisée par le ministère de la Santé. (2016). p.72-73 du rapport.

Robert, V., Doubovetzky, J., Lexa, A., Nicot, P. & Bour, C. Le dépistage organisé permet-il réellement d'alléger le traitement chirurgical des cancers du sein ? Médecine 13, 367–371 (2017), 10.1684/med.2017.233

Braillon, A., Nicot, P. & Bour, C. Principles for screening: Too few concerns for informed consent and shared decision-making? CMAJ 190, E1115 (2018)
DOI: https://doi.org/10.1503/cmaj.69766

Hercé, I., Bour, C. & Faure, S. Regards croisés sur le dépistage du cancer du sein Actualités Pharmaceutiques 55, 35–37 (2016), https://doi.org/10.1016/j.actpha.2016.06.015

Medias : presse, radio, TV, podcast

Dr. Jean Doubovetzky

Jean Doubovetzky, médecin généraliste et rédacteur senior pour la revue Prescrire

Né en 1957 à Paris, il obtient son baccalauréat scientifique en 1975. Parallèlement à ses études médicales il décroche aussi un certificat d’études supérieures de psychologie médicale générale et un diplôme de médecine d’urgence et d’oxyologie. Par la suite, il étudiera également la médecine tropicale et l’épidémiologie appliquée.
Son exercice médical est ensuite centré sur son activité en cabinet libéral et les soins aux réfugiés, avec des activités temporaires de régulateur du SAMU, de médecin pompier, de médecin de la SNCF et de médecin d’expertise pendant quelques années. Il dispense aussi un enseignement comme maître de stage, chargé de cours à la faculté de médecine de Toulouse et d’enseignant en formation continue. Dr Doubovetzky participe aux rencontres nationales de la revue Prescrire. Il est expert chargé d’enseignement lors de séminaires locaux, régionaux ou nationaux de formation médicale continue indemnisés par le Fonds de formation professionnelle conventionnelle ou de Fonds d’assurance formation des médecins. Son activité scientifique et rédactionnelle est centrée sur la rédaction à la revue Prescrire, dont il est membre depuis 1988, et notamment responsable de rubrique de 1996 à 2000, puis de 2009 à 2011. Il rédige des fiches thérapeutiques pour Pharma-Digest et collabore avec l’ANAES (future HAS) comme chargé de projets pour la rédaction de références et recommandations. Le Dr Doubovetzky rédige de très nombreux articles médicaux (Prescrire, mensuel Que Choisir Santé, traductions pour l’EBM Journal et divers éditeurs dans le domaine médical), traduit de nombreux ouvrages et articles. Il est rédacteur en chef d’un site internet de santé indépendant pendant une année, en 2000, et chroniqueur pour l’émission « c’est mieux le matin » de France 3 Sud en 2008. Enfin, il collabore en 2015 à l’élaboration de la brochure indépendante du collectif Cancer-Rose sur le dépistage du cancer du sein.
Le Dr Doubovetzky n'a aucun lien d’intérêt, ni avec les industriels du médicament ou du matériel médical, ni avec leurs officines de communication, ni avec les compagnies d’assurance. Il est également membre du Formindep.

Media : presse, radio, TV, podcast

Dr. Emilie Franzin

Dr Emilie Franzin

Née en 1980 dans le Loir et Cher puis gersoise jusqu’à mes études de médecine toulousaines.

J’ai découvert la présence des laboratoires pharmaceutiques dans les « staffs » hospitaliers dès mon externat. Mais ce discours me dérangeait.
Un professeur de pharmacologie m’a fait découvrir qu’une information indépendante pouvait exister par le BIP31 et Prescrire. Merci Pr. Montastruc.
En tant qu’interne, je n’étais pas encore assez armée pour refuser aux staffs et repas labos mais je ne m’y sentais pas à ma place.
Puis en remplacement, j’ai découvert que c’était possible : groupe de pairs, formation médicale continue.
Collaboratrice dans le Gers, adhérente au Formindep depuis 2010, je ne reçois plus les visiteurs médicaux depuis. Je fuis toutes les formations, réunions d’information, congrès dès que je réalise qu’un labo est partie prenante (car parfois on ne s’en rend compte qu’une fois sur place).
Je n’ai jamais réussi à convaincre une patiente de faire la mammographie quand elle ne souhaitait pas la faire.
Alors quel a été mon plaisir de découvrir que je n’étais pas la seule et de rejoindre ce groupe dynamique et constructif afin de proposer une information plus loyale aux patientes.

Dr. Marc Gourmelon

Dr Marc Gourmelon

Médecin généraliste depuis plus de 30 ans , j'ai un peu « bourlingué ».
Jusqu'en 2008 j'étais un médecin dans la « norme » c'est à dire que je recevais les visiteuses médicales que l'industrie pharmaceutique envoie dans les cabinets médicaux pour informer les médecins des « progrès » de la médecine. Je me rendais régulièrement à l'invitation des laboratoires pharmaceutiques dans de grands hôtels pour y suivre la formation médicale continue élaborée sous leur « aimable » patronage. Titulaire d'un diplôme universitaire de nutrition, j'étais très investi dans la prise en charge des malades en surpoids. Ainsi j'avais attendu avec beaucoup d'impatience la mise sur le marché d'un médicament « miraculeux » pour la perte de poids : l'Acomplia ( Sanofi-Aventis). Or ce médicament a été retiré de la vente le 28/02/2008 car il provoquait des dépressions graves qui ont entraîné la mort par suicide de plusieurs patients . Cet effet secondaire grave, à aucun moment le laboratoire ne me l'avait présenté , bien au contraire. Cet événement a été le déclic. Je me suis souvenu qu'avant ce médicament , il y avait eu le Vioxx, le Staltor et bien d'autres.
C'est à cette époque également que le Médiator commençait  à faire parler de lui et je connaissais la position de la revue Prescrire à son sujet.
J'ai alors réellement pris conscience de la manipulation dont j'étais l'objet de la part  des industriels du médicament où tous les mensonges et les manipulations étaient bons pour faire que je prescrive.
Ma confiance dans le système de santé a été perdue et j'ai décidé de ne plus prendre pour argent comptant ce que l'industrie ou les autorités sanitaires ( largement sous influence) affirmait.
Je me suis mis à chercher par moi même le meilleur comportement médical. L'indépendance et la transparence est ce qui me guide depuis l'heure. J'ai ainsi rejoint en 2011 ( ou 2012) l'association Formindep ( lien)
C'est à peu près à la même époque qu'est sorti le livre de Rachel Campergue : « No Mammo » .
Déjà sensibilisé au fait que les dépistages n'apportent pas les bienfaits annoncés, ce livre et les études indépendantes qui sont sorties plus tard, m'ont convaincu que l'incitation à pratiquer une mammographie de dépistage à partir de 50 ans n'apportaient pas les bénéfices avancés. De plus, le marketing intense autour de cette problématique et les campagnes d' Octobre Rose m'ont amené à comprendre que les femmes sont « prises en otage ». Elles sont d'autant plus manipulées qu'elles ne sont pas informées de façon honnête sur les bénéfices/risques de la mammographie de dépistage .
C'est sur cette conviction partagée par 4 autres médecins que j'ai décidé de me mobiliser avec eux pour participer à ce blog dont le but est l'information la plus objective possible sur le sujet d'Octobre Rose et la problématique du dépistage du cancer du sein.

Dr. Marc Gourmelon est l’auteur de l’article Aveugles et Sourds  dans la revue Pratiques-Cahiers de la médecine utopique, Fevrier, 2021.

Dr. Annette Lexa

Dr Annette Lexa

Je suis née en 1960 à Longwy (54).
J’ai fais mes études à la Faculté des Sciences à Vandoeuvre (Nancy) puis à Metz. Je suis titulaire d'un DEA d’ecotoxicologie et d’un doctorat de Toxicologie, et j’ai longtemps été chercheur en collaboration avec l’industrie pharmaceutique à l’Université de Metz (jusqu’en 1997). Je suis inscrite à la liste des toxicologues européens (EUROTOX) depuis 2009 et spécialisée depuis 2008 dans la toxicologie réglementaire et l’évaluation de risque en santé-environnement que j’exerce comme consultante au sein de ma propre société (http://www.rcma-expert.eu/fr/). Je suis également expert judiciaire. Je suis l’auteure d’un certain nombre d’ouvrages et de publications en histoire des sciences et en épistémologie (j’ai notamment travaillé sur la vie et l’oeuvre du 1er généticien français, le biologiste Lucien Cuénot (1866-1951) mais aussi sur les premiers géologues lorrains au XIXe siècle, les collections d’histoire naturelle du musée de Metz, etc.). Au niveau régional, je suis membre du C.A. de l’Académie Lorraine des Science ; j’ai été 10 ans (2006-2016) membre du CODERST de la Moselle (Comission départemental Envirnnement Risques sanitaires et technologiques) et je donne des conférences depuis des années pour l’Université de la Culture Permanente.
Au niveau national, j’ai rejoins des associations au sein de leur Conseil Scientifique (Fondation Nicolas Hulot et Générations Futures) et au C.A. du CRIIGEN. Je me qualifierais volontiers de scientifique indépendante, ouverte, curieuse, rigoureuse, passionnée de la méthode et aimant réfléchir avec les outils de la philosophie et de l’histoire des sciences. Je collabore au site cancer rose en portant un regard extérieur au monde médical ; j’y édite des articles sur des sujets attenants au dépistage et qui traitent de la dimension sociétale, historique, philosophique, anthropologique et toxicologique . Informée de la controverse autour de l’intérêt de dépistage depuis 2005, sensibilisée de par ma compétence en évaluation de risque sanitaire et en toxicologie, discipline qui s’intéresse de près aux risques liés à l’exposition aux substances CMR (cancérogène, mutagène reprotoxique) et aux perturbateurs endocriniens, etc, et qui se sert en particulier de l’épidémiologie et de la modélisation, ce sujet m’a interpellé très tôt et me concerne à la fois comme femme et comme scientifique.

Dr. Vincent Robert

Dr Vincent Robert

Né en 1955 à Lunéville (Lorraine), je commence ma carrière professionnelle en 1985 en réanimation, au CHR Metz-Thionville.

Actuellement retraité depuis juin 2020-

Intéressé par l'évaluation en santé, lorsque le PMSI se met en place, je prends en 2000 la responsabilité du DIM (département d'information médicale) du Groupement des hôpitaux de Thionville.
En 2010, je quitte le CHR pour exercer à Alpha Santé à Hayange comme chef de service du DIM.
En 2012, je suis recruté par les Hôpitaux Robert Schuman, au Luxembourg, pour y mettre en place un DIM.
Parallèlement à ces activités, j'ai été président de la Commission de la recherche clinique du CHR Metz-Thionville et membre du CPP (comité de protection des personnes) Est 3.
Enfin, depuis une dizaine d'années, je donne des cours de statistiques et d'épidémiologie comme enseignant vacataire à l'Université de Metz.

Je n'ai aucun lien d’intérêt, ni avec les industriels du médicament ou du matériel médical, ni avec les compagnies d’assurance.

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Dr Robert a contribué à la relecture de la brochure et il est l'auteur principal de l'étude réalisée sur les mastectomies en France : jle.com

Dr Vincent Robert est l'auteur du blog MyPebs en question, qui analyse de façon critique l'étude MyPebs sur un dépistage individualisé, et sur lequel vous trouverez également trois évaluations de la balance bénéfice-risque du dépistage.

Media : presse, radio, TV, podcast

Sophie, patiente

Sophie, Patiente

J’ai contacté l’Association CancerRose suite à un examen de dépistage du cancer du sein.

Cet examen avait généré de l’anxiété pour plusieurs raisons : un manque d’information avant et pendant le déroulement de l’examen, une longue attente du résultat, une erreur d’information sur la suite à donner.
Grâce au soutien de l’Association  CancerRoseainsi qu’à la lecture de publications scientifiques dans des revues de prestige internationales et des dernières actualités relayées sur le site, j’ai pu retrouver la sérénité. 
J’ai rejoint l’association en espérant que je pourrai à mon tour aider d’autres femmes et leur éviter ces situations de stress. 

Chers collègues de Cancer Rose, j’en profite pour vous remercier infiniment pour votre aide sans faille, votre humanisme, votre temps sans compter.
Je remercie également vivement Dr. Bernard Duperray  pour son ouvrage "Dépistage du cancer du sein-La grande illusion" que j'ai lu et que je recommande à chaque femme de le lire avant son examen de dépistage. 

Depuis que j’ai rejoint l’Association Cancer Rose, j’ai appris beaucoup autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie, destiné aux femmes en bonne santé, sans symptômes, sans facteurs de risques particuliers, dès leurs 50 ans. Peu le savent, mais il existe une vraie controverse scientifique sur la balance bénéfice / risque de ce dépistage, qui perdure depuis 50 ans à l’échelle planétaire. Médecins et scientifiques du monde entier n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les vrais bénéfices, mais tous reconnaissent que ce dépistage comporte des risques non négligeables. Dans ces conditions, il est vraiment important que nous, les femmes, connaissons cette controverse et disposons d’une information complète et objective, pour prendre notre décision de participer ou non au dépistage. La communauté scientifique s'accorde à dire que les femmes devraient être mieux informées sur le dépistage, par des outils d’aide à la décision élaborés par des organisations sans conflits d’intérêt, selon les standards internationaux.

J’ai beaucoup échangé avec Dr. Cécile Bour autour de ces questions et j’ai pu exprimer mon point de vue de patiente. Dr. Bour a tenu compte de nos échanges dans son livre adressé aux femmes « Mammo ou Pas Mammo », publié en Août 2021. Je souhaite lui exprimer mes plus vifs remerciements pour m’avoir donné l’opportunité d’apporter ainsi ma modeste contribution en tant que patiente. Je recommande vivement ce livre didactique qui répond de manière simple et claire aux questions que chacune pourrait se poser. Ce livre montre aussi de manière intéressante comment les questions autour de ce dépistage sont abordées ailleurs qu'en France et l’information donnée aux femmes des autres pays.

A lire pour s'informer, puis à chacune de décider en pleine conscience et connaissance de cause, en absence de toute influence, incitation ou persuasion.
A chacune de donner suite ou non à l’invitation au dépistage mammographique sans culpabiliser, ni regretter.