La campagne rose 2019, c’est parti !

24 septembre 2019

Nous ne sommes pas encore en octobre que déjà l'Institut National du Cancer lance sa campagne 2019 :

....en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, lance aujourd’hui une nouvelle campagne d’information visant à sensibiliser les femmes aux moyens d’agir pour lutter contre les cancers du sein. Centrée sur la prévention et le dépistage, cette campagne nationale a pour principal objectif de leur faire prendre conscience des actions simples et quotidiennes qui s’inscrivent dans la lutte contre ce cancer.  En 2018, près de 59 000 nouveaux cas ont été détectés et plus de 12 100 femmes en sont décédées. (taux inchangés depuis 1996)

Campagne axée sur la prévention primaire

 

Il s'agit cette année de renforcer la prévention primaire en mangeant des melons ("les petits gestes pour prévenir 20 000 cancers"). Bah nous aussi on a utilisé des fruits dans notre communication de 2018.

 

Sans oublier le sacro-saint dépistage

 

Mais L'INCa n'oublie quand-même pas d'inciter à ce très cher dépistage mammographique dont l'utilité est de plus en plus questionnée au fil des études récentes que nous vous décortiquons régulièrement sur le site, au point qu'on essaie d'inventer un nouveau mode de dépistage avec l'étude Mypebs  dont la supercherie vous est détaillée sur notre sous-site dédié.

L'argument sempiternel est que "cinq ans après le diagnostic, 99 femmes sur 100 sont toujours en vie lorsque le cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce".

Merci au "jeune médecin quinquagénaire"

 

Et là nous vous renvoyons à l'excellente analyse du blog d'un "jeune médecin quinquagénaire", et à son article L’INCa et le quotient magique

La pertinence de son analyse contraste avec l'indigence du livret de l'INCa et de son site web, dont nous avions analysé les insuffisances ici : livret et ici : site INCa

Et notre campagne ?

La voilà !

Que voulons-nous faire pour aider les femmes ?

  • D’abord les informer.
  • Les inciter à revendiquer cette information sur la balance benefice/risques. auprès des autorités et des professionnels de santé.
  • Les  éloigner des messages incitatifs.
  • Leur faire comprendre qu’elles ne peuvent espérer une guérison meilleure en se soumettant à un dispositif qui ne prouve toujours pas son efficacité.
  • Leur faire comprendre qu’à l’inverse elles peuvent connaitre une maladie qu’elles n’auraient pas eue sans le dépistage.
  • Faire comprendre que le dépistage ne change rien, ni pour un cancer grave, ni dans le cas d’un cancer peu agressif. Il faut reprendre la recherche fondamentale sur l'histoire naturelle du cancer.

Le dépistage mammographique comporte des risques, n'apporte pas le bénéfice qu'on en attendait ; la détection dite précoce n'est pas un bénéfice universel !