Synthèse Dr C.Bour, 16 septembre 2026
Un rapport de pharmacologie basé sur une méthodologie indépendante, minutieuse et fiable, donne les résultats suivants :
CONCLUSIONS générales du rapport
Le THS (traitement hormonal substitutif de la ménopause) demeure très efficace pour traiter les symptômes vasomoteurs de la ménopause. Néanmoins, en raison des risques de cancer du sein (qui augmentent avec la durée du traitement) et de l’absence de preuve d’une réduction de la mortalité ou des risques cardiovasculaires à cet âge, l’utilisation du THS doit impérativement reposer sur une évaluation personnalisée, en privilégiant la dose minimale efficace pour la durée la plus courte possible.
CE QU’IL FAUT RETENIR, POINTS ESSENTIELS
- 1-Concernant l’utilité de prescrire un THS plus tôt, avant l’installation de la ménopause : L’analyse critique des données montre que le concept d’une « fenêtre d’opportunité », c’est à dire l’anticipation du traitement pour un effet cumulatif de bénéfices sur la santé des femmes, offrant une sécurité ou des bénéfices cardiovasculaires majeurs si le traitement est débuté avant 60 ans, ne repose pas sur des bases solides. Il n’apparaît pas de réduction claire des événements cardiovasculaires ou de la mortalité chez les femmes qui débutent le THS peu après la ménopause.
2-Concernant le risque de cancer du sein : L’augmentation du risque est bien réelle et confirmée. Les données épidémiologiques montrent que le risque de cancer du sein augmente dès la deuxième année de traitement, et que l’association œstrogènes-progestatifs peut doubler ce risque chez les femmes de 50 à 59 ans. Ce risque augmente également avec la durée de l’exposition.- 3-Concernant le risque cardiovasculaire : S’il n’y a pas d’augmentation significative de la maladie cardiovasculaire globale chez les femmes de 50 à 59 ans, le risque s’accroît clairement au-delà de 60 ans, en particulier pour les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les événements thromboemboliques.
Le THS reste un traitement symptomatique puissant (pour les bouffées de chaleur), mais ne doit pas être prescrit dans une optique préventive ou généralisée basée sur l’idée d’une « fenêtre » idéale qui serait sans danger.
Chaque prescription chez les femmes de 50 à 59 ans doit être minutieusement pesée au cas par cas, en utilisant la dose minimale efficace et pour la durée la plus courte possible en raison des risques avérés (notamment de cancer du sein).
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