Cancer Rose, 30 septembre 2025
« On se dépiste. On s’inquiète. On ne vit pas plus longtemps. »
C’est un point de vue de G.Welch, Médecin et chercheur principal au Centre de chirurgie et de santé publique, Brigham and Women’s Hospital, Boston, et auteur de « Moins de médecine, plus de santé : 7 hypothèses qui conduisent à trop de soins médicaux. »
Selon l’auteur (et bien d’autres comme P.Gotsche, médecin et chercheur danois, directeur et cofondateur du centre Cochrane nordique (groupe d’experts indépendants) jusqu’en 2018), le dépistage ne permet pas aux gens de vivre plus longtemps.
Welch démontre que des groupes d’intérêts surestiment largement les bénéfices du dépistage du cancer, alors que ses effets néfastes sont réels et trop souvent ignorés.
Il ne sauve pas des vies, mais incite des personnes en bonne santé à recourir à des interventions médicales inutiles, et les propulse dans un état de malades que ces personnes n’auraient jamais connu sans dépistage.
Les sommes colossales que nos sociétés y consacrent seraient mieux utilisées à d’autres postes de santé publique, à la vraie prévention des facteurs de risque de maladies, ou à l’amélioration de traitements et des soins de santé pour les personnes qui sont réellement malades.
Une étude récente que nous avions relayée sur le site Cancer Rose avance que les données actuelles ne corroborent pas l’affirmation selon laquelle les tests de dépistage du cancer sauveraient des vies en prolongeant la durée de vie, sauf peut-être pour le dépistage du cancer colorectal par sigmoïdoscopie.
Le problème, explique Welch, réside dans la vitesse de croissance des cancers, le dépistage ne peut arrêter les cancers à croissance rapide, ceux qui sont intrinsèquement de mauvais pronostic et à caractéristiques telles qu’ils sont d’emblée très véloces et d’emblée péjoratifs.
Notre article sur l’histoire naturelle du cancer illustre comment nous sommes bernés par une vision théorique simpliste, mais fausse, du schéma cancéreux, qui fait accroire que tous les cancers seraient « arrêtables » à un certain stade de leur développement, garantissant une protection des formes avancées.
Un long parcours de malade, inutile
Citons l’auteur :
« … pour la plupart d’entre nous, le dépistage est un long parcours pour une résultat décevant. Son objectif est de réduire le risque de décès d’un cancer spécifique. Or, la plupart d’entre nous n’en bénéficient pas, car la plupart d’entre nous ne sont pas destinés à mourir du cancer. Les médecins doivent donc dépister un grand nombre de personnes pour potentiellement en aider quelques-unes. C’est à dire ? Pour la plupart d’entre nous, le risque de mourir d’un cancer donné dans les dix prochaines années est inférieur à 1 % . Cela signifie que 99 % d’entre nous se font dépister pour rien.
En réalité, bien moins de 1 % des personnes dépistées en bénéficient.
Car le problème, ce sont les « oiseaux ». * Ces cancers se développent si vite et sont si agressifs qu’ils se sont déjà propagés au moment où ils sont détectés par le dépistage. Le dépistage ne peut rien contre les oiseaux ; la question est de savoir si le traitement le peut. Et de plus en plus, il le peut.
Alors que les promoteurs du dépistage aiment s’attribuer le mérite de la baisse de la mortalité par cancer – en soulignant la durée de survie des personnes atteintes de petits cancers diagnostiqués par dépistage (et en ignorant l’effet trompeur du surdiagnostic) –, la véritable bonne nouvelle est que nos traitements contre le cancer s’améliorent. La baisse de la mortalité par cancer aux États-Unis au cours des dernières décennies est en grande partie due à l’amélioration des traitements et à la baisse du tabagisme, et non au dépistage. »
* NDLR : c’est ainsi que l’auteur désigne les cancers d’évolution très rapide
Vous trouverez ici ce schéma de la « basse-cour » illustrant les vitesses de croissances variables des cancers, et expliquant pourquoi le dépistage ne marche pas sur les « oiseaux »
https://cancer-rose.fr/2023/02/20/cancers-dintervalle-incidentalomes-les-perdants-des-depistages/

En d’autres termes, les cancers agressifs sont intrinsèquement agressifs et c’est pour cela qu’on ne les anticipe pas.
Pour le sein, ceux qui sont détectés par mammographies répétées correspondent à des cancers moins graves et curables, avec un temps de séjour suffisamment long dans le sein de telle sorte que le dépistage peut les déceler, mais dont une partie serait tout à fait curable même non dépistée, et dont une autre partie alimente les surdiagnostics (notamment les in situ), qui sont des diagnostics inutiles.
Pour comprendre, lire aussi https://cancer-rose.fr/2017/06/10/les-petits-cancers-du-sein-sont-ils-bons-parce-quils-sont-petits-ou-parce-quils-sont-bons/
Au moment où intervient le dépistage (ligne verticale rouge dans l’image de la basse-cour), les cancers « oiseaux » sont déjà passés, et n’ont pas pu être repérés. En revanche on détecte une multitude d’autres cancers plus lents (lapins, tortues et escargots) dont la plupart, non détectés, n’auraient jamais causé de tort sur la santé des gens. Mais une fois détectés on les traitera comme s’ils devaient mettre la vie en danger.
Les cancers « lapin » sont à évolution lente ; ils finissent par donner un symptôme clinique à un moment donné, lequel amène la personne à consulter, et ils sont anticipés par le dépistage. Toutefois cette anticipation par le dépistage ne change rien au résultat final, ce sont des cancers curables et les personnes décèderont d’une autre cause, dépistées ou non.
Nous vous invitons à lire l’article sur notre site, avec d’autres illustrations, des cas cliniques et une vidéo explicative.
Concernant le cancer du sein, explique G.Welch « les femmes atteintes d’un cancer du sein à évolution lente, par exemple, s’en sortent aussi bien, que leur tumeur soit petite ou grande , c’est-à-dire que leur cancer soit détecté précocement ou tardivement. Les médecins constatent que la biologie tumorale, la réponse de l’hôte et l’efficacité du traitement sont bien plus pertinentes pour le pronostic du cancer que le moment du diagnostic. »
(Lire : https://cancer-rose.fr/2017/06/10/les-petits-cancers-du-sein-sont-ils-bons-parce-quils-sont-petits-ou-parce-quils-sont-bons/)
En effet, la taille de la tumeur n’est pas corrélée à la gravité, petit cancer ne signifie pas de bon pronostic, et un gros cancer ne signifie pas qu’il est péjoratif. Et même, la taille n’est pas corrélée au temps, petit ne signifie pas précoce, mais plutôt que le cancer est à croissance lente et possède un temps de séjour dans l’organe qui est long. Un gros cancer ne signifie pas qu’il a été pris trop tard, mais qu’il a eu un temps de séjour plus court dans le sein, parce que à croissance rapide.
Il faut donc se départir de ce schéma d’évolution cancéreuse linéaire et progressif, il ne colle tout bonnement pas à la réalité.
En revanche, des risques certains et connus
Concernant les 99% de personnes qui se font dépister pour rien selon l’auteur, ce ne serait pas si grave si les dépistages ne comportaient pas un risque important d’effets néfastes pour ces 99%.
Nous citons à nouveau l’auteur : « Le dépistage multicancer a été présenté comme un moyen d’augmenter les chances de sauver des vies. Des chercheurs de l’entreprise privée de santé GRAIL, par exemple, ont postulé que leur test de dépistage de 50 cancers réduirait de 26 % le taux de mortalité tous cancers confondus . Si cela était vrai, le dépistage augmenterait presque certainement la longévité, puisque les cancers représentent environ un tiers des décès. Hélas, c’est presque certainement faux , et les affirmations selon lesquelles le dépistage « sauvera des dizaines de milliers de vies » ne sont que du battage médiatique. »
(Lire ici le dossier que nous y avions consacré : https://cancer-rose.fr/2022/09/15/biopsie-liquides-le-graal-2/)
Un invité surprise est venu défaire tous les espoirs mis dans la détection précoce du cancer, le surdiagnostic, ou détection de cancers inutiles à détecter. C’est la détection d’un cancer non destiné à provoquer des symptômes ou la mort au cours de la vie du patient, mais qui sera traité, puisque découvert, avec la même agressivité qu’un « vrai » cancer clinique.
Or ce n’est pas anodin car il en découle autant de surtraitements inutiles qui impactent lourdement la vie des patients.
Vous trouverez toutes les explications détaillées du surdiagnostic et ses conséquences ici :
https://cancer-rose.fr/2021/10/23/quest-ce-quun-surdiagnostic/
Les fausses alertes sot un autre écueil non négligeable du dépistage. Ce sont des suspicions de cancers à l’imagerie, qui ne se vérifieront pas, mais ceci après de multiples examens complémentaires avant de pouvoir affirmer qu’il s’agissait d’une fausse image. Et ce n’est pas anodin.
Pour reprendre G.Welsch :
« Les fausses alertes peuvent être extrêmement fréquentes lors d’un dépistage régulier : près de la moitié des Américaines qui se soumettent à une mammographie de dépistage annuelle tous les dix ans en subiront au moins une. On a presque l’impression que la « peur du cancer » est devenue un rite de passage pour les Américaines (NDLR : pas seulement pour les américaines, la peur du cancer est le moteur le plus retors et le plus utilisé dans les campagnes commerciales d’incitation d’octobre rose) .
Tout cela me rappelle ce que disait un mentor : il est difficile d’aider une personne en bonne santé à se sentir mieux. Mais il est plus facile de l’aggraver.
Voici mon analyse personnelle concernant le cancer de la prostate. Je sais que je pourrais en mourir, mais je sais aussi que je suis beaucoup plus susceptible de mourir d’une autre maladie. Le dépistage du cancer de la prostate réduit certes le risque de décès par cancer de la prostate, mais seulement légèrement. Et, tout comme le cancer colorectal, il n’a aucun effet sur la longévité . Pour un homme de 70 ans comme moi, le risque de décès par cancer de la prostate est d’environ 1 % au cours des dix prochaines années, et le dépistage pourrait le réduire d’un quart, pour atteindre 0,75 %. Ainsi, si je me fais dépister, la probabilité d’éviter un décès par cancer de la prostate grâce au dépistage est de 0,25 %. »
(Pour le dépistage du cancer prostatique, nous vous invitons à lire notre article : https://cancer-rose.fr/2017/01/05/en-parallele-au-depistage-du-sein-celui-de-la-prostate-du-surdiagnostic-aussi/)
Le coût émotionnel de l’attente des résultats, de la réalisation de tests invasifs supplémentaires et de la peur omniprésente du cancer, même lorsqu’elle est finalement infondée, est un préjudice important, très sous-estimé, plongeant certaines personnes plus vulnérables dans des syndromes anxio-dépressifs prolongés.
Le dépistage par mammographie est nocif et devrait être abandonné (P.Gotsche)
Cet article iconoclaste de P.Gotsche , sus-cité, fut publié en 2015, déjà…. P.Gotsche est un chercheur et médecin danois. Il fut directeur du centre Cochrane nordique (groupe d’experts indépendants) et il est le cofondateur de la Collaboration Cochrane.
Nous avons de nos jours suffisamment d’études et de connaissances accumulées qui soutiennent les observations de Gotsche de l’époque.
Il écrit :
« Le dépistage ne réduisant pas l’incidence des cancers avancés, on ne s’attend pas à ce qu’il ait un effet sur la mortalité par cancer du sein aujourd’hui. Des études observationnelles le confirment. Le Danemark dispose d’un groupe témoin unique : pendant 17 ans, le dépistage n’était proposé que dans 20 % du pays. Nous avons constaté que la baisse de la mortalité par cancer du sein dans la tranche d’âge concernée était de 1 % par an dans les zones de dépistage et de 2 % par an dans les zones sans dépistage. » 14
« Si l’on prend en compte les décès par cause cardiaque et cancer pulmonaire causés par la radiothérapie et que l’on suppose, de manière assez généreuse, que le dépistage réduit la mortalité par cancer du sein de 20 % et entraîne un surdiagnostic de 20 %, conformément au Panel indépendant britannique, 4 il ne semble y avoir aucun bénéfice en termes de mortalité. 21 Ce résultat peut être discuté : par exemple, la radiothérapie moderne peut être moins nocive, mais étant donné que le dépistage ne réduit pas le taux de cancers avancés et ne peut donc pas fonctionner, il me semble probable qu’il augmente la mortalité totale. Il convient également de noter que les essais randomisés n’ont trouvé aucune trace d’effet sur la mortalité totale par cancer, y compris la mortalité par cancer du sein (risque relatif de 1,00), bien que cela soit attendu compte tenu de l’effet allégué sur la mortalité par cancer du sein. 1«
Ceci rejoint une autre étude avançant que si l’on considère tous les effets adverses du dépistage, le bilan est celui d’un jeu à sommes nulles (bénéfices attendus en termes de vies sauvées contrebalancés par autant de décès imputables aux traitements).
Et de conclure ;
« Le dépistage par mammographie a été promu auprès du public avec trois promesses simples qui semblent toutes fausses : il sauve des vies et des seins en détectant les cancers à un stade précoce. Le dépistage ne semble pas prolonger la vie des femmes ; il augmente le nombre de mastectomies[1] ; 1 , 25 ; et les cancers ne sont pas détectés tôt, mais très tard. 9 Ils sont également détectés en trop grand nombre. Le surdiagnostic est tellement répandu que la meilleure chose à faire pour une femme pour réduire son risque de cancer du sein est d’éviter le dépistage, ce qui réduira son risque d’un tiers. 13 Nous avons rédigé une brochure d’information disponible en 16 langues sur www.cochrane.dk , qui, nous l’espérons, permettra aux femmes de prendre une décision éclairée quant à la nécessité ou non d’un dépistage.
Je pense que si le dépistage avait été un médicament, il aurait été retiré du marché depuis longtemps. De nombreux médicaments sont retirés du marché alors qu’ils bénéficient à de nombreuses patientes, alors que des effets indésirables graves sont signalés chez un nombre relativement restreint de patientes. La situation est inverse pour le dépistage par mammographie : très peu, voire aucune, n’en bénéficieront, tandis que beaucoup en subiront les conséquences. Je pense donc qu’il est pertinent qu’un organisme national suisse ait recommandé l’arrêt du dépistage par mammographie en raison de ses effets néfastes. »
Conséquences de ces constats
Il nous faut maintenant tirer les conclusions de ces connaissances sur le cancer que nous avons accumulées : le dépistage ne réduit pas la mortalité (les traitements, oui), ne réduit pas les cancers les plus agressifs car ne les détecte pas. Les traitements marchent de mieux en mieux. Le dépistage comporte des risques.
Voici un tableau (Cancer Rose) de la situation avec les arguments promotionnels pro-dépistage d’un côté, et la réalité des choses avec les risques du dépistage de l’autre.

Welch résume ses conclusions ainsi : « Nous avons surestimé les bénéfices du dépistage du cancer ; il n’est pas du tout évident qu’il contribue à prolonger ou à améliorer la vie. Et nous avons sous-estimé ses méfaits, attirant ainsi un nombre bien plus important de personnes vers le système et les exposant à des interventions médicales. »
le dépistage n’est pas très utile, ses bénéfices sont surestimés, et il peut être véritablement néfaste. Il entraîne des coûts considérables, tant pour les individus que pour la société.
Pour le cancer du sein, 30 % à 50 % des cancers détectés pourraient être des détections « inutiles », et ce phénomène conduit directement au surtraitement, où les femmes subissent des biopsies, des chirurgies, des chimiothérapies ou des radiations inutiles pour ces affections non mortelles, avec tous les effets secondaires physiques, la détresse psychologique et les charges financières associés, et dont certains sont bien mortels, eux.
Le surdiagnostic et le surtraitement mettent en lumière un profond dilemme éthique inhérent au dépistage de masse. Si un pourcentage significatif des « cancers » détectés est cliniquement insignifiant, alors l’acte même du dépistage, destiné à sauver des vies, devient paradoxalement une source de préjudice par une médicalisation inutile, l’anxiété et des traitements invasifs. On est en plein dans le questionnement du principe du « Primum non nocere » (d’abord ne pas nuire) dans le contexte du dépistage à l’échelle de la population, le bénéfice collectif (non démontré) comprend un coût inacceptable pour de nombreuses personnes.
L’action de notre collectif Cancer Rose s’associe à celle de nombreux défenseurs internationaux en faveur du Choix Éclairé et de l’Autonomisation des Patients.
La décision de se soumettre à des dépistages est intrinsèquement complexe, car dépend de l’expérience personnelle des personnes, de leur vécu, de leurs croyances.
Mais elle n’est pas nécessairement compliquée une fois les connaissances partagées, et c’est là où nous devons déployer des efforts, nous médecins, mais aussi les pouvoirs publics, les médias, et les autorités sanitaires.
La décision doit être prise pour la personne, mais surtout avec la personne. Cela nécessite « une information loyale des bénéfices et des risques » de la réalisation ou non de tout acte médical.
A quand un octobre rose intelligent, quand est-ce que l’élan historique d’octobre rose, la pression publique, les intérêts commerciaux, et les réflexes genrés pourront enfin céder la place aux preuves scientifiques, aux discours nuancés, à l’automonie des personnes en santé (surtout des femmes, médicalisées à outrance dès leur jeune âge) ?—
Une étude récente dans le BMJ fallacieuse
https://www.bmj.com/content/390/bmj-2025-085029
Cette étude montrerait que les non-participantes au premier dépistage représenteraient une large population à risque à long terme de mourir d’un cancer du sein.
Attention aux biais !
Cette étude compare les femmes qui ont accepté d’être mammographiées lors de la première convocation et celles qui n’ont pas accepté. Il ne s’agit pas d’une comparaison entre femmes dépistées versus absence complet de dépistage.
Les femmes qui ne se sont pas rendues à cette première mammographie sont un groupe avec des caractéristiques particulières :
– elles ont aussi plus souvent manqué les convocations suivantes
– elles ont eu plus souvent des cancers détectés hors dépistage
– elles ont plus souvent des cancers de stades avancé (III ou IV)
– elles ont une mortalité par cancer du sein plus élevée
Les auteurs concluent : Cette étude montre ( … ) la possibilité d’interventions ciblées pour améliorer l’observance du dépistage et ainsi diminuer le risque de mortalité.
Mais ils oublient donc de dire que dans toutes les études, les femmes qui ne se font pas dépister sont en moyenne de niveau socio-professionnel inférieur aux femmes qui se font dépister, et elles présentent des facteurs de risque plus fréquents et plus importants, comme les conditions de vie, les moins bonnes habitudes hygièno-diététique etc….
Si on cherchait d’autres pathologies, on trouverait aussi qu’elles ont un risque plus élevé d’AVC ou d’infarctus du myocarde !
Cette étude d’épidémiologie descriptive ne peut en aucun cas être considérée comme montrant une relation causale.
La mauvaise observance à un suivi médical de ces femmes, quel qu’il soit, peut être corrélée avec une plus mauvaise santé en général liée à des facteurs psycho sociaux. On trouverait aussi, dans cette population, de mauvaise prises médicamenteuses, un diabète et autres facteurs de risques de maladies…

Il s’agit juste d’une corrélation entre des caractéristiques particulières d’une population et son risque de mortalité par cancer ; une fois de plus, il ne faut pas confondre corrélation et causalité. En ne le mentionnant pas dans leur conclusion, les auteurs se comportent comme des escrocs intellectuels
[1] https://cancer-rose.fr/2025/02/24/etude-le-depistage-organise-permet-il-reellement-dalleger-le-traitement-chirurgical-des-cancers-du-sein/
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