Sasieni P, Johnson P, Round T, Warwick J, Jones H, Dolly S, et al. Effect of Screening with Multicancer Early-Detection Test on Late-Stage Cancer Diagnosis. N Engl J Med. 22 sept 2026;395(13)
https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2505723?referrer=https%3A%2F%2Ft.co%2F
Effet du dépistage par test de détection précoce multicancer sur le diagnostic des cancers à un stade avancé
‘Une étude co-dirigée à parts égales par le professeur Richard D. Neal (Université d’Exeter) et le professeur Charles Swanton (University College de Londres et Institut Francis Crick), ce dernier étant une référence mondiale dans l’étude de l’évolution des tumeurs. Le premier auteur listé est le professeur Peter Sasieni, un expert reconnu en épidémiologie et en dépistage des cancers de l’Université Queen Mary de Londres. L’équipe regroupe des personnes représentant le système de santé publique britannique (NHS England) et le secteur de la recherche privée en biotechnologie, avec la participation de scientifiques de la société GRAIL Bio UK (promoteur et financeur de l’essai).
Edito
https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMe2611312
Rédigé par David J. Hunter, épidémiologiste australien, et le professeur Richard Doll, épidémiologiste à l’Oxford Population Health . David Hunter a auparavant été professeur au département d’épidémiologie et au département de nutrition de l’université Harvard . Il a été épidémiologiste associé au laboratoire Channing du Brigham and Women’s Hospital (Boston), où il a participé aux programmes de recherche sur le cancer du sein, l’épidémiologie du cancer et la génétique du cancer.
Un peu de contexte
Malgré les échecs de dépistages (mélanome, thyroïde, prostate, sein) à venir à bout du cancer et de ses formes hélas les plus graves, nous gardons néanmoins l’intime conviction que si on détectait toute cellule cancéreuse nous pourrions « vaincre » la maladie.
On a donc développé récemment Les tests MCED (pour Multi-Cancer Early Detection) qui sont de nouveaux tests sanguins capables de repérer simultanément les traces de plusieurs dizaines de cancers différents (jusqu’à plus de 50) à un stade très précoce avant l’apparition des premiers symptômes.
Comment fonctionnent les tests MCED (multiple cancers early detection ou tests sanguins de détection précoce et multiple des cancers) ?
Voici ce qu’explique Colin Richard, professeur d’anatomie pathologique à School of Medicine, Université de Washington :
Toutes les cellules de l’organisme, y compris les cellules tumorales, libèrent de l’ADN dans la circulation sanguine lorsqu’elles meurent. Les tests MCED recherchent, sur un prélèvement sanguin, les traces d’ADN tumoral dans la circulation sanguine. Cet ADN « acellulaire » circulant contient des informations sur le type de tissu dont il provient et sur son caractère normal ou cancéreux.
Les tests MCED tentent de détecter un cancer à un stade précoce lorsque les cellules tumorales ne sont pas encore très nombreuses. La détection de ces cellules cancéreuses peut s’avérer difficile à un stade précoce car les cellules non cancéreuses excrètent également de l’ADN dans la circulation sanguine. Comme la majeure partie de l’ADN circulant dans le sang provient de cellules non cancéreuses, détecter la présence de quelques molécules d’ADN cancéreux revient à chercher une aiguille dans une botte de foin.
Pour rendre les choses encore plus difficiles, les cellules sanguines perdent naturellement de l’ADN anormal avec le vieillissement, et ces brins peuvent être confondus avec de l’ADN cancéreux en circulation. Ce phénomène, connu sous le nom d’hématopoïèse clonale, a déconcerté les premières tentatives de développement de tests MCED, avec un trop grand nombre de résultats faussement positifs.
Les tests plus récents développés sont capables d’éviter les interférences des cellules sanguines en se concentrant sur un type de « code-barres moléculaire » intégré à l’ADN cancéreux qui identifie le tissu d’où il provient.
En 2021, la société de biotechnologie GRAIL a lancé le premier test MCED disponible dans le commerce aux États-Unis. Son test Galleri prétend pouvoir détecter plus de 50 types de cancers différents. Les tests MCED ne sont pas encore couverts par les assurances et ne sont pas près de l’être, compte tenu des résultats décevants de l’étude que nous allons voir. Le prix du test Galleri de GRAIL est actuellement de 949 dollars, et pour l’instant les personnes doivent le payer de leur poche.
Déjà en 2022, Gilbert Welsch, interniste et chercheur principal au Center for Surgery and Public Health du Brigham and Women’s Hospital de Boston, et Barnett Kramer, oncologue, membre de la Fondation Lisa Schwartz pour la vérité en médecine, et ancien directeur de la division de la prévention du cancer de l’Institut national du cancer américain, exprimaient des réserves dans un article édité dans la revue STAT.
Les deux auteurs américains posent alors deux questions fondamentales :
Les biopsies liquides fonctionnent-elles comme annoncé ?
Si les biopsies liquides sont efficaces, le sont-elles suffisamment pour que cela en vaille la peine ? (Lire notre article https://cancer-rose.fr/2022/09/15/biopsie-liquides-le-graal-2/#article)
Pour G.Welsch, il n’y avait qu’un moyen d’évaluer l’efficacité des biopsies liquides dans la détection précoce des cancers, et cela passe par la réalisation d’un essai randomisé dans lequel les participants seraient divisés en deux groupes. L’un subirait un dépistage régulier, l’autre non. Les participants sont ensuite suivis pendant une dizaine d’années ; et on compte le nombre de décès dans chaque groupe. Les essais comparatifs randomisés correspondent au « gold standard » des études scientifiques, il s’agit d’une méthode éprouvée.
Justement le National Health Service (NHS) d’Angleterre avait alors débuté le recrutement de 140 000 personnes pour un essai clinique. Le résultat le plus pertinent à mesurer serait le nombre de décès dans chaque groupe, selon G.Welsch ; en l’occurrence, l’étude que nous synthétisons ci-dessous a cherché à déterminer si l’utilisation d’un test de dépistage sanguin (développé par l’entreprise Grail) permettait de réduire le nombre de diagnostics de cancers découverts à un stade avancé (les stades III ou IV), par rapport à la prise en charge médicale classique.
L’essai clinique publié dans le NEJM septembre 2026
142 250 personnes âgées de 50 à 77 ans, recrutées en Angleterre, ont fourni des échantillons de sang lors de trois visites annuelles, dans le cadre de cet essai randomisé et contrôlé en double aveugle initial.
C’est-à-dire que pour un groupe de 71 122 personnes (groupe intervention) le sang a été immédiatement testé avec le test MCED. Et que pour un groupe de 71 128 personnes (groupe contrôle) le sang a été simplement stocké, sans être analysé.
Ensuite on a comparé ces deux groupes pour examiner le taux d’incidence (le nombre de cancers) des cancers de stades III ou IV parmi 12 types de cancers prédéfinis. Donc on cherche à voir si, dans le groupe ‘intervention’, celui testé, la détection très précoce par la recherche d’ADN tumoral circulant permettrait d’éviter à ces patients des cancers de stade avancé. Autrement formulé, est-ce que le fait de déceler de petites quantités d’ADN de tumeurs permettrait de prendre médicalement en charge ces patients précocement, pour empêcher qu’ils développent des cancers graves ?
L’essai NHS-Galleri s’est concentré en priorité sur 12 types de cancers spécifiques regroupant des cancers agressifs, souvent mortels, et pour lesquels il n’existe pas de programme de dépistage de masse standardisé : pancréas,œsophage, foie / voies biliaires, estomac, anus, vessie, colorectal, tête et cou (voies aérodigestives supérieures), ovaire, lymphome, myélome.
Des cancers plus fréquents comme le cancer du sein ou du col de l’utérus ne faisaient délibérément pas partie de cette liste, disposant déjà de dépistages bien établis (mammographie, frottis).
Les résultats de l’essai clinique
Ils sont globalement plutôt décevants.
Le taux d’incidence des cancers de stades III ou IV n’a pas montré de différence significative entre les deux groupes. Autrement dit, le test de dépistage sanguin multi-cancers n’a pas permis de réduire le nombre de diagnostics de cancers de stade III ou IV après trois ans de suivi.
Après trois cycles de dépistage, le rapport des taux d’incidence pour les cancers de stade IV suggérait une tendance à la baisse potentielle pour les stades les plus avancés.
Pour les auteurs, il faudrait encore un suivi plus prolongé nécessaire pour observer comment évolueront ces données et pour confirmer si la différence observée spécifiquement au stade IV se maintient dans le temps.
Mais globalement, le test manque encore d’efficacité là où on l’attend le plus, c’est-à-dire une réduction drastique et perceptible des cancers les plus graves, et donc de la mortalité.
L’éditorial, lui, suggère de restreindre pour l’instant l’utilisation de ces tests à des situations bien ciblées :
- *Pour les patients présentant déjà des symptômes de cancer mais dont l’origine reste introuvable par les examens classiques.
- *Pour la surveillance de personnes à très haut risque génétique ou familial pour des cancers difficiles à dépister (comme les cancers du pancréas ou des ovaires).
La détection précoce du cancer par une simple prise de sang reste néanmoins (à raison?) le « Saint Graal » de l’oncologie. Mais il faut absolument éviter l’écueil du surdiagnostic en généralisant trop et trop vite des tests fort coûteux (erreur de généralisation trop rapide et irréfléchie qui s’est produite pour le dépistage mammographique) qui risquent de trouver de l’ADN circulant à peu près chez tout le monde, et il est prudent d’orienter plus efficacement les futures recherches.
On a maintenant, en médecine, sous nos yeux, les conséquences désastreuses de la surdétection inutile de cancers indolents, très fréquents (surdiagnostic) qui conduit à des résultats aberrants, comme des surtraitements tout aussi inutiles aux personnes, transformant des gens sains en malades et les projetant dans le malheur, au prix de coûts médicaux infinis et détournant les ressources financières de postes de soins plus utiles pour la population.
Une autre parution qui vient à point nommé.
Rebbeck TR. Precision prevention and early detection: framework for a new clinical cancer control pathway. The Lancet. Publié en ligne le 18 septembre 2026.
C’est un article de conférence publié par le Dr Timothy R. Rebbeck dans The Lancet le 18 septembre 2026 qui propose un nouveau cadre clinique appelé PPED (Prévention de Précision et Détection Précoce du cancer).
T.Rebbeck est un chercheur américain de renommée internationale, spécialisé en épidémiologie moléculaire et en prévention du cancer. Il est professeur de prévention du cancer à la Harvard T.H. Chan School of Public Health et au Dana-Farber Cancer Institute à Boston.
Rebbeck part du constat actuel, à savoir l’échec des méthodes actuelles.
Le stade auquel un cancer est diagnostiqué reste le facteur déterminant pour la survie du patient (90 % de survie à 5 ans pour le stade I contre seulement 15 % pour le stade IV). Pourtant, aux États-Unis, seulement 13 % des cancers sont détectés grâce aux dépistages de routine actuels (mammographies, coloscopies), et 20 à 50 % des cancers ne sont découverts que lors d’un passage aux urgences.
Pourquoi les dépistages ratent leur cible ? Vraisemblablement parce qu’on part d’une théorie fausse de l’évolution cancéreuse, selon laquelle les cancers de stade avancé et graves découlent de cancers petits et moins graves et qu’en stoppant les cancers indolents on réduira les stades avancés. Mais les cancers agressifs qui échappent aux tests ou qui récidivent agressivement ont, dès leur naissance, une grande instabilité génétique. Même si un test dépiste 99 % de la tumeur à un stade précoce, les 1 % de cellules restantes peuvent être intrinsèquement résistantes et capables de générer des métastases fulgurantes. Le dépistage, lorsqu’il parvient à détecter ce genre de cancer péjoratif (très souvent ces formes sont ratées par le dépistage) ne fait alors qu’avancer la date du diagnostic (ce qu’on appelle le biais d’anticipation ou lead-time bias) sans changer le destin final du patient.
Alors, Qu’est-ce que la PPED (prévention précise et détection précoce) ?
La PPED vise à adapter la recherche et le contrôle du cancer au profil de risque individuel de chaque personne (selon sa génétique, ses antécédents familiaux, ses expositions environnementales).
Elle repose sur 4 questions clés : Qui est à risque élevé ? Quelle intervention est appropriée ? Quand et à quelle intensité faut-il agir ? Comment et où délivrer ces services ?
La PPED introduit trois concepts majeurs :
- * Cibler en priorité les populations à risque élevé (comme les porteurs de la mutation BRCA1 pour le cancer de l’ovaire ou les personnes atteintes du syndrome de Lynch pour le cancer colorectal). Cela permet d’optimiser l’efficacité des examens et d’améliorer le rapport bénéfice/risque.
- * Réduire la fréquence ou l’intensité des examens (désescalade) chez les personnes à faible risque.
- * L’intégration des nouvelles technologies en incluant l’usage des biopsies liquides et des tests sanguins de détection multi-cancers (comme le test Galleri évoqué précédemment). Mais si l’on applique la logique du Dr Rebbeck, il faudrait proposer ces tests aux « bonnes personnes », c’est-à-dire que le test Galleri ne devra jamais être proposé à l’ensemble de la population de manière indifférenciée. Pour devenir efficace et financièrement remboursable, il devra être intégré dans un parcours de précision, pour des personnes à risque particulier.
Pour l’auteur, le plus grand défi des dix prochaines années n’est pas scientifique (créer de nouveaux tests), mais organisationnel et humain. La mise en œuvre de la PPED se heurte à plusieurs défis :
- * L’absence de structure : le parcours de soins actuel est trop fragmenté entre la médecine générale, les programmes de dépistage de masse et les spécialistes.
- * Un besoin de nouveaux métiers : l’émergence d’une nouvelle discipline clinique est nécessaire, incluant des « préventionnistes du cancer » formés spécifiquement pour piloter et suivre ces programmes personnalisés sur le long terme.
- * Un impératif d’équité : actuellement, les scores de calcul de risque génétique (comme les scores de risque polygénique) sont construits à partir de données issues de populations d’origine européenne. Les appliquer à des populations d’origine africaine, asiatique ou latino-américaine conduit à des erreurs cliniques et risque d’aggraver les inégalités face à la santé.
Essayons de rapprocher ces deux publications
1-Le test Galleri a échoué dans son approche généraliste
Le Dr Rebbeck explique que le dépistage ne fonctionne que si l’on cible une population à risque majeur.
Or, l’essai NHS-Galleri a testé 142 250 personnes de la population générale (âgées de 50 à 77 ans) sans ciblage particulier sur leurs risques génétiques ou leurs antécédents. Le test a été incapable de réduire le taux global de cancers de stades III et IV. Pourquoi ? Parce que le test rate plus de 83 % des cancers au stade le plus guérissable. Et au stade métastatique le test détecte presque tout (les tumeurs avancés sécrètent beaucoup plus d’ADN circulant), mais à un stade où la guérison est très difficile.
Et parce que, comme vu plus haut, les cancers les plus agressifs sont très souvent d’emblée métastatiques, même en les détectant tôt ils ont souvent essaimé, même si on ne voit pas tout de suite ces essaimages dans les ganglions voisins ou les organes à distance.
2. Là où le test Galleri pourrait valider la vision de la PPED
Malgré cet échec sur le critère principal, l’essai clinique a validé deux piliers fondamentaux de la PPED :
1°Le taux de faux positifs est extrêmement bas, de seulement 0,45 %. Environ 1 personne sur 220 reçoit une fausse alerte. C’est un point crucial dans les dépistages de masse, car ces événements angoissent inutilement des dizaines de milliers de personnes saines et saturent les hôpitaux et cabinets avec des examens de contrôle (scanners, biopsies) injustifiés.
2° L’essai a montré une baisse potentielle des cancers de stade IV. Si l’on applique la logique du Dr Rebbeck, le test Galleri pourrait être intégré de façon ciblée aux personnes les plus à risque, et dans un parcours de précision avec un calcul du score de risque et seulement si ce patient est identifié comme étant à « haut risque ».
CONCLUSION
L’essai Galleri montre que la technologie (le test) fonctionne sur le plan purement technique (bonne spécificité, bonne orientation d’organe), mais qu’on n’y est pas de façon efficace pour la réduction des cancers avancés, vraisemblablement en majeure partie parce que le « génie » cancéreux est trop complexe (Lire https://cancer-rose.fr/2025/09/27/le-depistage-du-cancer-nuit-plus-quil-ne-sauve/).
L’article du Lancet avance, lui, qu’il faudrait maintenant de l’infrastructure humaine et clinique pour savoir à qui l’appliquer intelligemment. Selon l’auteur, si la PPED échoue, ce ne sera pas par manque de technologies, mais à cause du manque d’infrastructures de santé, de personnel formé et de suivi à long terme des patients.
Nous sommes plus dubitatifs ; l’échec du dépistage de masse s’explique en grande partie par notre vision obsolète, linéaire et « mécaniciste » de la maladie.
Pendant des décennies, on a pensé le cancer comme une horloge : la cellule devient anormale, puis forme une petite tumeur (stade I), qui grandit (stade II), envahit les ganglions (stade III), et finit par envoyer des métastases (stade IV). Selon cette logique linéaire, il suffirait d’arriver « plus tôt » pour tout guérir.
La réalité biologique est radicalement différente et valide l’hypothèse sur les caractéristiques intrinsèques péjoratives de certains cancers.
Le risque de ce genre de tests de détection multiples est de ne détecter les cancers agressifs que lorsqu’ils ont déjà programmé leur dissémination, ce qui se fait souvent d’emblée, au moment même de la genèse cancéreuse, dès les premières cellules, confirmant que les caractéristiques intrinsèques de la tumeur dictent sa détectabilité et sa dangerosité.
Les « petits » cancers ne sont pas à l’origine de ces cancers les plus agressifs, qui découlent d’entité cellulaires autres, très différentes biologiquement. (Lire ici : https://cancer-rose.fr/2017/06/10/les-petits-cancers-du-sein-sont-ils-bons-parce-quils-sont-petits-ou-parce-quils-sont-bons/)
Tout est-il perdu pour autant ?
Peut-être que c’est ici que la vision du Dr Rebbeck sur la PPED prend du sens. Si l’histoire naturelle du cancer n’est pas linéaire, la réponse médicale ne doit plus l’être non plus.
L’avenir n’est plus à la détection d’une masse tumorale déjà formée, mais à l’interception moléculaire ciblée. Au lieu de chercher un cancer visible, on cherche à identifier des micro-environnements inflammatoires ou des précurseurs biologiques très précoces chez des patients hyper-ciblés. Pour l’instant, on est devant un échec. Peut-être que la recherche fondamentale, dans le futur, apportera une connaissance plus précise sur la mécanique cancéreuse et des réponses plus fines pour les patients les plus exposés à des risques spécifiques les rendant sujets à des cancers agressifs.
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